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Guide des aides à la mobilité internationale pour l’étudiant

Partir à l’étranger dans le cadre de vos études demande une préparation financière précise. Préparer un départ à l’étranger pour ses études oblige à anticiper l’aide à la mobilité internationale, Erasmus+ et les dispositifs de son établissement, avant même de penser au transport des affaires. Ces financements ont des critères et des calendriers précis : mieux vaut les vérifier tôt pour bâtir un budget réaliste. Pour l’organisation logistique de votre départ, des spécialistes comme Fab’s Déménagements, membre du réseau Les Gentlemen du Déménagement, peuvent également vous accompagner dans la préparation de vos cartons et le transport de vos affaires.

L’aide à la mobilité internationale et la bourse du Crous

L’aide à la mobilité internationale, appelée AMI, est un dispositif destiné aux étudiants boursiers qui effectuent une période d’études ou un stage à l’étranger. La demande relève du service des relations internationales de l’établissement d’origine, en lien avec le Crous, et non d’un prestataire de déménagement. Elle peut compléter une bourse sur critères sociaux dans le cadre d’une mobilité internationale étudiante.

Qui peut bénéficier de l’AMI ?

Pour bénéficier de l’aide, il faut être étudiant boursier sur critères sociaux du Crous ou recevoir une aide spécifique annuelle. Le projet doit s’inscrire dans un cadre académique reconnu : programme d’échange, stage international ou séjour d’études validé par l’établissement d’origine. L’inscription dans une formation relevant de l’enseignement supérieur et préparant à un diplôme national est également requise.

  • Statut boursier : être étudiant boursier sur critères sociaux du Crous ou titulaire d’une aide spécifique annuelle, attestée au moment du dépôt du dossier.
  • Cadre de la mobilité : le séjour doit relever d’un programme d’échange reconnu, d’un stage à l’étranger validé pédagogiquement ou d’un séjour d’études encadré par l’établissement.
  • Durée minimale : la mobilité doit couvrir au moins deux mois consécutifs ; au-delà de neuf mois, l’aide n’est plus versée pour ce séjour.

Un étudiant qui quitte Pau ou l’agglomération béarnaise doit aussi prévoir les dépenses non couvertes par les aides : transport des effets personnels, emballage et entreposage temporaire. La check-list déménagement aide à ordonner les démarches pratiques et administratives.

Montant et durée de l’aide

Le montant de l’aide à la mobilité internationale du Crous s’élève à 400 € par mois, quelle que soit la destination. Cette allocation forfaitaire est accordée pour une durée comprise entre deux et neuf mois. Sur l’ensemble d’un cursus, le cumul des périodes financées ne peut dépasser dix mois, tous dispositifs confondus rattachés à ce mécanisme.

Le nombre de mensualités n’est pas automatique. Le service des relations internationales le fixe selon la qualité pédagogique du projet et la politique de l’établissement. Présentez donc un dossier argumenté, en cohérence avec la durée réelle du séjour. Pour les périodes longues, il peut être utile de prévoir une solution pour les affaires restées en France, comme un garde-meubles à Pau.

Dossier et calendrier de demande

La demande d’AMI se dépose auprès du service des relations internationales de l’établissement d’origine, généralement avec le dossier de mobilité principal, qu’il s’agisse d’un programme Erasmus ou d’un autre échange. Les universités fixent leur propre calendrier ; certaines demandent un dépôt plusieurs mois avant le départ. Consultez donc rapidement le service compétent.

  • Pièces d’identité et scolarité : certificat de scolarité en cours de validité, copie d’une pièce d’identité et justificatif du statut de boursier délivré par le Crous.
  • Projet de séjour : document présentant les objectifs pédagogiques, le pays d’accueil, la durée prévue et le nom de l’établissement ou de l’organisme partenaire.
  • Documents complémentaires : CV, lettre de motivation, diplômes ou certificats de langues, selon les exigences de l’établissement instructeur.

Renseignez-vous auprès du service compétent sur la date prévisionnelle de communication du montant. Assurez-vous que le dossier est complet et demandez la confirmation des modalités de versement. Une pièce manquante peut entraîner un report à la session suivante et retarder le versement. Il est conseillé de préparer les documents six à douze mois avant la date envisagée, en tenant compte du calendrier Erasmus+ lorsque le projet relève de ce programme.

Versement et cumul des aides

Le versement de l’AMI intervient en deux temps : environ 80 % de la somme totale sont versés au début de l’année universitaire, généralement autour d’octobre, puis le solde est libéré au retour, après transmission d’une attestation de présence et d’un rapport de mobilité. Une mensualité peut parfois être versée avant le départ pour financer le voyage et les premiers frais d’installation ; cette possibilité doit être demandée lors du dépôt du dossier.

Un étudiant qui souhaite suivre une formation à l’étranger peut cumuler l’AMI avec la bourse sur critères sociaux, l’aide au mérite et, selon les règles de son établissement, le programme Erasmus+. Un étudiant boursier effectuant un stage international peut ainsi cumuler l’AMI avec l’allocation Erasmus selon les plafonds en vigueur. Vérifiez auprès de l’établissement les conditions actualisées de ce cumul. Chaque dispositif possède toutefois ses propres critères d’éligibilité : vérifiez les conditions en vigueur auprès de l’établissement, du Crous ou de l’organisme compétent.

Les aides financières ne couvrent pas l’ensemble des dépenses liées à un départ prolongé. Le loyer, le transport des affaires et les frais d’installation restent à la charge de l’étudiant. Avant de partir à l’étranger, distinguez les sommes financées par l’allocation de celles qui doivent être provisionnées. Pour les étudiants palois, un déménagement international peut aussi nécessiter un emballage ou un stockage temporaire ; le guide du déménagement commercial à Pau ne concerne pas ce besoin particulier, mais rappelle l’intérêt d’anticiper la logistique. Demandez au service compétent les conditions actualisées de l’AMI et construisez votre budget avant le départ.

Foire aux questions

Quelles sont les principales aides financières disponibles pour étudier à l’étranger ?

Trois dispositifs structurent principalement l’aide à la mobilité internationale des étudiants en enseignement supérieur. La bourse de mobilité internationale Erasmus+ constitue le soutien européen de référence. Elle s’adresse aux étudiants inscrits dans un établissement titulaire de la Charte Erasmus, pour un séjour d’études ou un stage international d’au moins deux mois.

L’AMI, ou aide à la mobilité internationale, prend la forme d’une allocation mensuelle forfaitaire destinée aux étudiants boursiers sur critères sociaux du Crous. Les régions proposent également leurs propres aides. Leurs montants et leurs critères d’éligibilité varient, avec des possibilités de cumul qui dépendent des règles de chaque conseil régional. Ces dispositifs européens, nationaux et régionaux constituent une base de financement pour partir à l’étranger.

Quels montants peut-on espérer avec Erasmus+ selon la destination ?

Le montant de la bourse Erasmus+ pour les études dépend du groupe de pays. Pour le groupe 1, Allemagne, Autriche, Belgique, pays nordiques, Pays-Bas, Irlande, entre autres, la bourse atteint 1 200 € par semestre. Pour les groupes 2 et 3, qui comprennent notamment l’Espagne, le Portugal, la Grèce, la Pologne et la Turquie, elle s’élève à 1 050 € par semestre.

Pour un stage à l’étranger avec Erasmus+, l’allocation mensuelle est de 550 €, 500 € ou 450 € selon le groupe de destination. Une contribution aux frais de voyage aller-retour peut s’y ajouter, en fonction de la distance. Les étudiants éligibles au complément inclusion, boursiers Crous des échelons 6 et 7, personnes en situation de handicap ou résidents de zones prioritaires, reçoivent 750 € supplémentaires par semestre pour les études et 250 € par mois pour un stage international. Ces aides sont limitées à douze mois de mobilité par cycle d’études.

L’AMI et Erasmus+ sont-ils cumulables pour un stage à l’étranger ?

Oui, dans de nombreuses situations. Un étudiant boursier sur critères sociaux qui réalise un stage à l’étranger dans un pays du groupe 1 peut percevoir la bourse Erasmus+ stage, soit 550 € par mois, ainsi que les 400 € mensuels de l’AMI. Le total dépasse alors 600 € mensuels.

Certaines universités appliquent des conditions ou des plafonds spécifiques. La demande d’AMI se fait généralement en même temps que le dossier Erasmus+, auprès du service des relations internationales. Vérifiez donc les modalités applicables avant le dépôt. L’AMI peut aussi être cumulée avec la bourse sur critères sociaux du Crous et l’aide mobilité étudiante au mérite.

Comment fonctionne le dispositif d’aide régionale pour la mobilité internationale ?

Les régions proposent des aides complémentaires aux soutiens nationaux et européens. Leurs règles diffèrent fortement. La Région Nouvelle-Aquitaine, dont dépendent les étudiants de l’agglomération paloise, propose par exemple 80 € par semaine, dans la limite d’une enveloppe globale de 3 600 € pour les non-boursiers et de 4 000 € pour les boursiers, sous réserve d’un plafond de revenus.

Cette aide régionale n’est pas cumulable avec Erasmus+ ni avec l’AMI pour les boursiers, contrairement aux pratiques d’autres régions. Pour bénéficier de l’aide régionale, la demande se dépose en ligne sur la plateforme du conseil régional, avec un code d’authentification transmis par l’établissement, au plus tard quinze jours avant le départ. Vérifiez les conditions en vigueur auprès du conseil régional concerné : les critères d’éligibilité peuvent changer chaque année universitaire.

Quelles démarches faut-il engager pour obtenir une aide à la mobilité internationale avant de partir ?

La demande Erasmus+ se dépose auprès du service des relations internationales de l’établissement, souvent six à douze mois avant le départ. La demande d’AMI suit généralement le même circuit et le même calendrier. Pour les aides régionales, les dates limites varient : renseignez-vous auprès du conseil régional dès que votre projet de formation supérieure à l’étranger est confirmé.

Le dossier comprend habituellement un projet de séjour d’études ou de stage, un certificat de scolarité, une pièce d’identité, un CV, une lettre de motivation et, selon l’établissement, des certifications linguistiques. Si vous souhaitez étudier à l’étranger tout en conservant un logement ou des affaires en France, prévoyez aussi les frais pratiques d’emballage, d’entreposage et de manutention. Prévoyez ces frais d’emballage, d’entreposage et de manutention pour partir sans mauvaise surprise.